De la Terre vers les abîmesANS 3800-4200
Bien que les archives aient été presque toutes détruites par les inquisiteurs Ecclésias, nous savons que l'aube du 5ème millénaire de l'Ere Terrienne subit un tournant majeur : la « propulsion nucléo-quantique via trous de ver ». Un moyen rapide de se déplacer dans le vide inter-sidéral, et d'enfin coloniser d'autres planètes. La planète Terre a toujours été l'astre merveilleux, unique et vénéré de toutes vies. L'Homme, encore persuadé d'être le seul Être Supérieur de l'Univers se précipite aveuglément dans les abîmes lointaines, cherchant des réponses aux grandes questions de l'humanité. On ne sait si la Terre a été oubliée, perdue ou existe encore, protégée par un gigantesque mensonge galactique. Aussi, certains avouent même ne pas croire en ce passé, et pensent plutôt qu'une planète telle que la Terre n'aurait pu être abandonnée ou perdue tant son éco-système était rare.
« Cependant, la Terre semble ne plus faire vraiment partie des préoccupations. A présent, seuls les pouvoirs militaire et commercial comptent. Et une autre légende emplit le coeur des enfants de la Planète Bleue oubliée ; celle de SOLARIS. » L'avènement d'un Empire GalactiqueAN 4900
Plusieurs siècles plus tard, des Systèmes se répertorient par centaines. Jamais la race unique des Hommes n'eut pu imaginer autant de ressources dans sa Galaxie. Des guerres éclatent ici et là. L'avancée dans les profondeurs de l'espace fût trop rapide. L'organisation n'existe plus, et plus aucun souverrain n'est reconnu nulle part. Le temps est aux trahisons. Effectivement, il semble affublé à l'Homme une étiquette de « seul Être Supérieur de l'Univers », infiniment seul surtout... Et les Hommes, qui avaient espéré des réponses, ne trouvent qu'un univers vide. Un univers qui paraît même plus grand qu'à l'époque où il était observé depuis la Terre.
C'est dans ces conditions qu'un prêtre de l'ancienne Bible, le Père Antare, créa une confrérie qu'il nomma « Ordre Ecclésia ». Le temps d'une vie, le Père Antare convertit presque la totalité des gouvernants de tous les systèmes connus : un nouvel Empire était né. Du Chaos vint l'Ordre par la volonté d'un seul homme bon, proclamé Empereur Antarès 1er qui sema l'Amour discipliné. Il récolta un Empire gigantesque mais vacillant, aux secrets bien gardés, dans une galaxie désormais appelée « Nexus Antarès ». Les Lŭpercālĭens, poison salvateurAN 5555
Les marchands sont lassés de payer des taxes trop fortes à l'Empire. Une guerre civile éclate, et cette première grande rébellion signe la période la plus noire du Système Nexus IX qui perdit sa souveraine la princesse Ìlberta. L'Empire ne redevint stable que grâce à la découverte de colons inter-stellaires dans la bordure extérieure de Nexus Antarès : les Hommes s'unirent enfin pour célébrer leur rencontre avec une autre forme de vie intelligente. Leur aspect étant quelque peu similaire aux loups, les Hommes ont choisi par moquerie de les appeler des « Lŭpercālĭens », ce qui deviendra leur dénomination officielle.
Au premier abord, la rencontre fût très profitable et permit des échanges technologiques importants pour les deux civilisations. Par la suite, les accords commerciaux furent plus difficiles en raison du manque de subordination des Lŭpercālĭens, et de leurs actes de piraterie incessants. L'Empire avide de pouvoir ne put ni permettre l'impertinence des pirates de plus en plus nombreux, ni accepter l'idée de partager sa galaxie avec une autre civilisation. L'Empereur déclara les Lŭpercālĭens hors-la-loi, et les Hommes s'unirent pour combattre les pirates : la seconde rébellion éclata. Vint alors le temps de choisir son camp : celui de l'Ordre, ou celui du Chaos. | ||
Die Suche nach dem heiligen SystemAN 5734
Voici déjà plus de deux siècles que les deux races s'affrontent inlassablement, et la paix semble bien antique à présent... Les hommes ont appris à vivre avec la peur de croiser leurs ennemis. Mais les Lŭpercālĭens de l'espace, eux, ne s'habituent pas aux exterminations perpétrées par une race qu'ils considèrent comme inférieure.
Les Lŭpercālĭens sont des pillards, et des voleurs, mais exercent habituellement leurs vices d'une manière non violente, avec plus de ruses que de sang. Ils ne peuvent tolérer plus de persécutions gratuites. Certains clans combattent les Ecclésias jusque dans la galaxie Nexus Antarès, et d'autres choisissent la fuite en bordure d'une galaxie encore peu exploitée par les Ecclésias : Andromeda Complex. Les plus célèbres chefs de guerre Lŭpercālĭens préparent des attaques massives sur la porte de saut galactique Ecclésia afin d'isoler la galaxie Nexus Antarès ; et les commerçants les plus vénaux s'installent dans une galaxie nouvellement découverte. « Andromeda Complex n'est pas comme les galaxies connues, elle abrite un secret, elle abrite notre Salut. Fuyez la guerre, mais je vous en conjure : ne l'apportez pas là bas ! » Pendant ce temps, les Ecclésias apprennent l'existence d'Andromeda Complex et la torture de hauts commandeurs Lŭpercālĭens ne tardera pas à leur dévoiler ses coordonnées exactes. La Confrérie annonce cette galaxie comme étant le signe d'une immense découverte prochaine. C'est alors que la quête qui commençait à peine à s'oublier renaît spontanément dans le cœur des croyants : celle de Solaris. L'idée que les Lŭpercālĭens trouvent Solaris avant les hommes terrifie l'Empire, mais les conseillers sont formels : y amener une guerre pourrait détruire ce que l'Empire y cherche. Finalement, l'Ordre choisit de marcher sur Andromeda Complex, emplit d'espoir et de rêves : l'Empire Ecclésia s'envole ... vers Solaris. | ||